54. Écrire, à nouveau ?

Publié le par Jo

NOUS sommes arrivés samedi matin chez mes parents pour en repartir dimanche après-midi. Mon père a des soucis de santé importants, et sera opéré dans huit jours. Il y avait de l'angoisse dans l'air, mais aussi de l'affection, du courage, de l'espoir. De beaux moments en famille, et nous étions contents d'être ensemble. Je sens, malgré sa force, ma mère inquiète, autant sur l'opération elle-même que sur l'avenir.

De retour à Lyon, j'ai l'impression d'avoir perdu le fil des échanges de la dernière semaine sur ce blog. J'avais atteint, dans les dialogues noués autour de vos commentaires, un niveau de conscience de moi-même assez nouveau. Et cela repose la question souvent posée d'une psychothérapie. J'ai envie de faire de la spéléologie intérieure, mais j'ai envie de le faire par moi-même, sans l'aide d'un pro. Je crois que ce qui compte pour moi, ce n'est pas tant ce que j'y trouverais que le fait d'apprendre par moi-même à m'enfoncer dans ces méandres. 

Je vais sans doute recommencer à écrire pour moi-même, parallèlement à ce blog. Un double mouvement : mes pages personnelles comme microscope pour m'observer et trouver les détails signifiants, et ce blog comme table de travail pour reconstituer, à partir de ces détails, une image globale de moi-même.

Jo
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Publié dans Mon journal

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M
<br /> tu fais bien de ne pas vouloir "d'accompagnement", tu fais trés bien!<br /> <br /> les verités que nous portons ne se trouve pas avec l'aide palpable des autres, mais bien a travers ce qu'il ya d'intouchable chez ces autres.<br /> <br /> a bientot jo<br /> <br /> <br />
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J
<br /> Je pense que l'accompagnement permet parfois de gagner beaucoup de temps, mais amène aussi parfois à en perdre beaucoup. Je m'en passe pour le moment, mais sans rejet définitif non plus. J'ai vu<br /> une fois une psy chaque semaine pendant plusieurs mois, et cela m'a moins apporté que de tenir un blog.<br /> <br /> Ta jolie phrase me convient bien : ce qui, chez les autres, me fait avancer, c'est l'étincelle d'humanité que je vois luire dans leurs mots. Monsieur Triste, vous me plaisez beaucoup ! À<br /> bientôt, gamin ;-)<br /> <br /> <br />